samedi 7 septembre 2013

Un festival à Rouyn Noranda!


                La fin de semaine dernière, du jeudi 29 août après midi au dimanche 1er septembre dans la nuit, s’est déroulée un ENOOOOORME événement à Rouyn Noranda. C’est même un événement mondialement connu des mélomanes : la 11ème édition du Festival de Musique Emergente (FME). Tout est dans le titre.







                La mission du FME, c’est avant tout de diffuser la musique originale et aussi de jouer le rôle de tremplin pour sa jeune relève. Ca permet aussi de créer des liens entre les artistes. Bon, c’est aussi un moteur économique pour la région, même pour la ville. Imaginez que notre petite bourgade s’est retrouvée « envahi » par 23 500 festivaliers : la moitié des habitants de la ville de Rouyn Noranda (il faut savoir que la ville a des quartiers jusqu’à 50 km à la ronde !) !



                En tout honnêteté, nous avons un peu survolé le festival … Cependant, nous avons fait 2-3 très belles découvertes musicales.

Nous avons assisté au concert du coup d’envoi de cette grand-messe. Au programme :


                - Mauve : Un groupe composé de 4 jeunes garçons Québécois dynamiques. Un look un peu hipster pour certains d’entre eux. Ils chantent en Français car ils se sont rendu compte « à quel point c’était absurde, aberrant de chanter dans une autre langue que le Français ». Le groupe se définit comme « Gaston Miron déchiré entre les Beach Boys et The Who »… Le style vintage est bien présent, les lignes de basses sont très intéressantes. Je vous propose le morceau Annie Hall (Pas le film de Woody Allen !).





                - Karim Ouellet : Humm, comme dirai quelqu’un que l’on connait : c’est sexy ! Il a son propre site internet. Pour ceux qui ont la flemme d’aller jusque là, je vous fais un petit résumé. Karim est un jeune homme (J’ai cru qu’il avait 13 ans en le voyant sur scène ! Excuse-moi si tu me lis Karim !) originaire de Dakar. Il a vécu le début de sa vie entre le Sénégal, le Canada, le Rwanda et la Tunisie. Aujourd’hui, il vit au Québec. Ce melting pot culturel donne quelque chose d’agréable à l’oreille. C’est un savant mélange entre soul, électro, folk, pop-rock … A écouter ! J’aime beaucoup le morceau Fâché noir, très soul. Mais je vous mets le lien vers, sans doute, un des morceaux le plus connu de cet artiste.





                - Misteur Valaire : Aaaah mon premier gros coup de cœur ! Les critiques sont unanimes : ils ont catapulté le public (dont je faisais partie) dans un état second. Nous avons eu en exclusivité les morceaux de leur album qui sort lundi 9 septembre ! Leur mélange électro-jazz est parfait ! Ces 5 garçons Sherbrookois sont bons, très très bons … Ils se connaissent depuis le primaire. Si vous aimez Moby et les Daft Punk, les p’tits gars de MV sont pour vous ! Allez, deux morceaux, un de l’album Golden Bombay : Brandon Marlow (Attention à l'ordre!). Le seconde issus de leur nouvel album Bellevue: Don’t Get Là. Quand ils passent en France, sérieux, allez les voir !

Que j'aime leur auto dérision!

















                L’autre gros coup de cœur, ça a été la formation musicale Française Success. Des Rennais connu dans le microcosme Breton. Ils font de la musique depuis un petit bout de temps, mais ils ont changé leur répertoire ! Il y a 3-4 ans de ça, ils se sont produits à Nordik Impakt, à Caen, sous un pseudonyme différent et dans un genre différent. Le soir où ils ont joué au Petit Théâtre du Vieux Noranda, ils étaient à Tokyo la veille … Ou le jour même … Enfin bref, les décalages horaires, ça me décale aussi ! Et eux, ils étaient décalqués … et ils ont tout donné !
Leur performance scénique était dynamique, électrique … Lorsque le chanteur, le grand Misterz Eleganz, a fait son entrée sur scène, j’avoue m’être questionnée s’il n’était pas tout droit sorti de l’Allemagne de l’Est ! Dans la gestuelle, on se demande s’il n’est pas l’incarnation de Freddie Mercury … Mais il est plutôt dit de lui qu’il est un croisement entre Dean Martin et Iggy Pop ! Musicalement parlant, si le punk des Sex Pistols et l’électro rock d’Electrik Six a bercé votre oreille, vous serez séduit par Success !

Mais qui est Misterz Eleganz?!

Je ne trouve pas de vidéo d’eux sur la toile. Mais allez jeter un coup d’œil, ou plutôt une oreille, sur Deezer ou Spotify. Ils en valent le coup !

                Et pour finir, ce qu’il y a de génial dans tout ça, c’est de pouvoir discuter avec les artistes après leur performance, autour d’une bonne poutine !
 




Le refuge Pageau



                Comment passer en Abitibi, je dirai même plus : comment passer à Amos sans faire une halte au refuge Pageau. J’ai déjà écris les mérites de cette ville, ici. Mais ce refuge est sans doute « l’attraction » la plus connue dans la région ! 

                Un refuge, par définition, c’est un lieu où l’on se met en sûreté.  En ce qui concerne l’autre composante de l’article du jour, Pageau est un homme … C’est même une famille. Tout commença avec Michel Pageau, chasseur et trappeur (comme Davy Crockett … Un petit rattrapage pour ceux qui n’ont pas eu la même enfance que moi !). Sa vie a pris un sacré tournant : il a troqué sa vie de chasseur contre celle de soigneur. En 1986, il fonde le refuge éponyme avec sa femme, Louise. La mission principale pour eux, c’est d’accueillir, de soigner et de réadapter les animaux malades ou blessés de la forêt boréale. Ils se veulent aussi un rôle éducatif : il sensibilise le public à la protection des animaux et aux faux pas que l’on peut faire bien involontairement. 

                Une visite au refuge, c’est aussi l’occasion de voir des animaux des forêts Abitibienne que des gens comme moi n’ont jamais pu voir. 

                Le dernier jour de notre road trip Irlandais, quelques heures avant de prendre le ferry, nous avons rempli notre panse dans un pub. Nous avons fait la connaissance d’un Français, d’Etretat. Mon chum, comme à son habitude, était bien bavard (Moi, j’étais rongée par le stress : j’avais peur d’être malade comme je l’avais été à l’aller !). Il lui a parlé de notre projet Québécois. Lui-même avait déjà foulé ce sol, mais il était bien plus kamikaze : il avait parcouru le territoire Québécois d’Est en Ouest (ou d’Ouest en Est …), à pieds, en faisant du pouce et en hiver s’il vous plaît. Il nous racontait que nombreux Québécois l’avait surnommé le Harfang des Neiges !

Pourquoi je vous raconte cette anecdote ? Tout simplement parce que maintenant, je peux dire que j’ai vu un Harfang des Neiges … Et stie, que c’est beau ! C'est l'emblème aviaire du Québec. Ce hibou (oui oui, il a des aigrettes!) a la particularité de faire son nid au sol, dans la neige!

 














 








             J’ai aussi appris la différence entre une chouette et un hibou (Non, ce ne sont pas le mâle et la femelle … Au même titre que le crapaud et la grenouille !). Le secret réside dans les aigrettes: vous savez, ces petites toupettes de plume sur leur tête. S'il y en a, c'est un hibou.



J’ai pu observer un pygargue à tête blanche, l’aigle emblématique des États Unis. 

Je ne vous ai jamais dis que c'était beau ...
Des grands ducs d’Amérique.


Des louuuuuuuups ! J’en veux un … Allez, s’il vous plaît, c’est comme un chien … 


                Plein de petits écureuils (Woo, c’est la première fois que j’arrive à l’écrire bien du premier coup ! CHAMPAGNE !), trop cute ! Au passage, c’est incroyable la vitesse à laquelle ça casse les graines et à laquelle sa stock dans ses joues ! 


"Tiens, j'me casserai bien une p'tite graine!"

"Hein, quoi, on me regarde ..."





































                Des lynx ! Alors là, d’une, je voyais ça bien plus grand comme animal, un peu comme un lion. De deux, je pensais que c’était un animal redoutable : en réalité, c’est assez maladroit. Neuf attaques sur dix sont soldées par des échecs. Malgré tout, ça reste sacrément mignon … C’est un gros chat, très gros chat !

Bon, c'était l'heure de la sieste ...

                Un peu plus loin, il y avait les orignaux … Combien de fois j’ai pu dire que c’était trop moche comme animal. En fait, ça a son charme. Ceci dit, je préfère les voir dans un enclos plutôt que d’en voir un débouler de la forêt alors que je suis en pick up ! L'orignal demeure le plus gros cervidés existant. Leur panache est tout doux mais il est assez lourd et encombrant : il peut faire plus de 2 mètres et peser jusqu’à 22 kg ! Quand à sa carrure, un gros mâle peut peser jusqu’à 550 kg. Malgré tout ça, ce mammifère peut dépasser les 55km/h, grâce à ses grandes pattes. C’est aussi un excellent nageur : c’est un gourmant, il raffole des tubercules de plantes aquatiques. Pour se les procurer, il peut plonger jusqu’à 5 mètres de profondeur et rester sous l’eau plusieurs minutes. Il peut aussi atteindre une vitesse de nage de 10 km/h … Sacrés bestiaux !



















Des coyotes ! Mais je vous jure, il n’y avait pas Bipbip … 

















Un faon … 

                Des marmottes ! Hé oui, il y a des marmottes ici … Et elles sont bien moins farouches que celles de nos Alpes.

"Fais gaffe, je mange, mais je t'ai à l’œil!"
















Et des … des … oursooooooooons. Je ne les ai pas pris en photo, ça n’aurait rien donné. 

                Et puis, une mention spéciale pour l’animal dont je suis littéralement tombée amoureuse : le raton laveur ! Autant Meeko ne faisait pas rêver, autant cela sont vraiment trop cute ! 




"Adoptes moiiiiiiiiiiii"









                Regardez-moi ce petit museau, et cette petite queue toute rayée ! Il tient son nom du fait que pendant très longtemps, en observant son comportement, on pensait qu’il lavait et frottait ses aliments entre ses pattes avant de les ingurgiter. C’est un opportuniste facile à apprivoiser. On peut même le retrouver dans les villes. Je crois même que c’est considéré comme un nuisible en Amérique. Il est encore aujourd’hui chassé pour sa fourrure. Il est loin d’être menacé de disparition. Alors à défaut de pouvoir en adopter un (Quoique …) et bien je me suis achetée des chaussons raton laveur dont Anne Fleur (Un peu de pub au passage!) serait sans doute jalouse ! :D

Ils doivent être en laine ... Mes pieds sont bien au chaud là dedans!

Il y a bien d’autres petites bêtes au refuge comme la moufette (Le putois quoi !), des lapins, des gallinacées en tout genre, un porc épic, des visons (Qui sont un peu du même acabit que les moufettes !)…

Voilà voilà pour le refuge Pageau … Si vous avez l’occasion, c’est 14$ l’entrée. Mais c’est pour le bien des animaux ! 

Dans toute cette abondance d’animaux sauvage, je n’ai toujours pas vu de castors !



dimanche 1 septembre 2013

La Sarre, Île Nepawa et Lac Abitibi



J’ai beaucoup de retard on dirait … Je ne vais plus dire que c’est une rétrospective d’une semaine, ça commence à faire loin ! 

Bref, de quoi je ne vous ai pas parlé … Ah oui, de la ville de La Sarre, de l’Ile Nepawa et du Lac Abitibi. Tout ça, dans le même secteur !


                La Sarre, une des grandes villes de l’Abitibi Témiscamingue, à environ 85 km au Nord de Rouyn Noranda. Pour s’y rendre, nous passons presque obligatoirement par la ville de Duparquet, les pieds dans l'eau du lac du même nom. J’ai déjà vanté les mérites de ce dernier. Mais pour le plaisir, une petite photo ! 


Avec des montagnes en arrière plan dont je n’arrive pas à trouver le nom ! Peut être sont elles en Ontario ! En tout cas, je ne trouve pentoute, même en cherchant sur des cartes routières! 

                Après environ 1h30 de route (en prenant son temps !), nous arrivons à La Sarre. Ville où s’est déroulée la Saint Jean-Baptiste. Pour ceux qui n’ont pas suivis cet épisode, rattrapage iccitte !

Nous avons visité le centre d’interprétation de la foresterie, à l’office du tourisme. Il s’agit d’un lieu retraçant l’histoire de l’Abitibi. Vous y trouverez une collection d’outils forestiers de l’époque de la « viabilisation » de ce territoire. La chronologie de la région se fait à travers la foresterie, la géographie et aussi, un peu d’archéologie. 



                Lors de la visite, nous avons entendu parler du métier de bûcheron, mais aussi de draveur. Ce dernier n’existe plus et il ne revit que dans les histoires familiales ! Avant d’arriver au Québec, je ne savais pas ce qu’était un draveur, et encore moins ce qu’était le flottage du bois ! Mais après m’être penchée sur la question, j’avais cette connaissance. Vous aussi, j’en suis sure. Cherchez un peu dans l’imaginaire collectif de la représentation du Québec, en particulier du bûcheron ! 


C’est ça, un draveur. Typiquement. Un draveur debout sur des billes de bois. Les personnes de ma génération, vivant en France ou ailleurs dans le monde que le Québec ne doivent pas culpabiliser de ne pas connaître. Je m’explique.

                A l’origine, les bûcherons ayant passé tout l’hiver à couper du bois dans les forêts, attendaient le dégèle pour envoyer toutes ces pitounes sur la rivière, vers la scierie, papeterie, en aval. 


                Une petite parenthèse sur le mot « pitoune ». C’est tout simplement une bille de bois, une belle bille de bois, bien dimensionnée, en Québécois. L’origine étymologique viendrait de l’anglais Happy Town. C’était l’endroit où les bûcherons allaient voir de belles filles pendant leurs congés. C’est devenu au fur et à mesure « a pitoune » pour l’oreille francophone. 

Beaucoup de mot Québécois sont à la base des mots anglais, contractés et déformés. C’était volontaire de la part des Français du Canada (Le Québec n’existait pas encore !) : lorsque les Anglais avaient de nouveau colonisés ces lieux, les patrons étaient des anglophones, les ouvriers étant alors les francophones. Ces derniers employaient ce langage afin de ne pas se faire comprendre de leurs supérieurs ! Malin !


                La pitoune et le métier de draveur évoquent une image romantique dans la mémoire collective Québécoise. Mais en 1988, la rivière Saint Maurice était la seule où flottaient encore des billes de bois. Pour que vous imaginiez un peu ce qui pouvait défiler sur cette rivière, il est communément dit que « si toutes les pitounes ayant circulé sur la rivière depuis le début du siècle avaient été mises bout à bout, elles auraient formé 22 fois la distance entre la Terre et la Lune. » O_o

                Mais ce mode de transport, peu coûteux, est polluant, très polluant. Je ne comprenais pas pourquoi ça l’été tant que ça. Le bois, c’est naturel, pourquoi ça détruirait la faune et la flore des rivières ? Il faut savoir que le flottage du bois permettait d’amollir le bois et défaisait l’écorce, deux étapes nécessaire à la production de papier.
                Cette écorce tombait au fond de la rivière (mais aussi des lacs !) favorisant ainsi la prolifération de bactéries, nuisant à l’écosystème ! Concernant les lacs (en excluant les lacs de failles !), ces derniers sont déjà très peu profonds en Abitibi, à cause du rehaussement du bouclier Canadien (environ 1 cm par an !). Les écorces s’accumulant au fond ont malheureusement  contribué à l’augmentation du relief sous marin.



















                Revenons à la rivière Saint Maurice. Les habitants se sont battus pour le « dépitounage » de leur rivière. Tout a commencé avec le slogan « Pour une rivière pêchable, navigable et baignable ». Greenpeace s’est joint à leur cause. Après plusieurs années de combat, l’arrêt complet du flottage du bois est réel en 1995. Les rives et la ravière sont nettoyées. Voilà pourquoi je dis que les personnes de ma génération ont pu zapper cet épisode ! 



Les billes de bois sont désormais transportées par camion. Est-ce moins polluant ?



                Autrement, à La Sarre, il y a aussi la Fromagerie où est fabriqué le fromage de la Vache à Maillote. Le fromage composant le plat national du Québec ! Pour le rattrapage sur la poutine, c’est iccitte ! J’y ai fais un petit tour … C’est une fromagerie et une boulangerie … Voici leur site internet.

                Sur le retour, nous avons fait une petite halte sur l’île Nepawa. Nous pourrions presque parler de presqu’île vu qu’elle n’est séparée de la terre que par une petite rivière. Nous enjambons ce petit court d’eau grâce à un pont couvert ! Le premier que je voyais !


















                Les ponts couverts sont typique de ces régions aux hivers rigoureux. La protection des éléments en bois contre la détérioration provoquée par les intempéries augmente considérablement leur durée de vie. Sans protection, un pont en bois résiste entre 10 et 20 ans. Bien protégé et entretenu, un pont couvert peut durer presque indéfiniment. Les plus vieux en Europe datent du 13ème siècle ! Au Québec, les premiers ponts couverts sont apparus au début des années 1800. Le plus vieux qui subsiste est le pont Percy en Montérégie, construit en 1861.
 

                En Abitibi-Témiscamingue, le ministère de la Colonisation a fait ériger une centaine de ponts dans le but d’accélérer le développement régional. Il reste une vingtaine de ces « ponts de colonisation » dans la région, dont deux à proximité d’Amos.
                Au fil du temps, plus de 1000 ponts couverts ont été construits au Québec, dont 88 subsistent encore de nos jours. Beaucoup furent remplacés par des structures en béton pendant la modernisation du réseau routier. Depuis 1995, les Québécois tentent de préserver ce qu’il reste de ces trésors de leur patrimoine !


                L’île Nepawa se situe sur le Lac Abitibi, à son extrémité Est ! C’est un des plus grands lacs de la région, s’étendant d’Est en Ouest. La frontière avec l’Ontario le traverse du Nord au Sud. Une seule et unique route traverse cette île, la route Sainte Hélène-Île Nepawa. 

                Ce qu’il y a de très étonnant sur ce « petit » lopin de terre, c’est la présence du verger le plus au Nord du Québec ! Le verger de l'île fait pousser des pommes depuis plus de 20 ans. Selon certains Québécois, il y aurait un micro climat juste au dessus ! Nous n’avons pas fait la visite de cette entreprise, me rappelant ma région natale : l’heure du souper était largement dépassée !

                Cependant, quelques beaux « spots » ont été mis en boîte ! J’ai même pris un cliché au même endroit que Mathieu Dupuis, un photographe originaire de l’Abitibi Témiscamingue, ayant rendu hommage à sa région dans un magnifique livre.